Ainsi que son
statut de fer de lance de la gamme Ferrari le lui impose, la F50
annonce un niveau de performances de haute volée pour
l'époque, en vitesse de pointe comme en
accélérations. Elle est ainsi
chronométrée à 320 km/h,
après un kilomètre départ
arrêté couvert en 21,1 s. Quant aux reprises,
elles s'établissent à 3,9 s. pour passer de 100
à 140 km/h en cinquième et 5,4 s. sur le dernier
rapport.
Une McLaren F1, rivale de la F50.
Dans l'absolu, ce sont des valeurs exceptionnelles pour
l'époque. Pourtant, si on les rapproche de celles
réalisées par la F40, l'évolution est
globalement faible. Sa devancière abat en effet le
kilomètre départ arrêté en
21,8 s. ; quant à sa vitesse de pointe, elle est
même supérieure avec 321 km/h dûment
mesurés. La F50 ne parvient à creuser un
réel écart avec son aînée
qu'en reprises, discipline pour laquelle le temps de réponse
des turbos de la F40 et sa boîte à 5 rapports
constituent un handicap.
Plusieurs explications peuvent être avancées
à cette stagnation des performances brutes. D'abord, la F50
est relativement lourde, avec 1 389 kg mesurés. Soit 150 de
plus que la F40, qui s'en tient à seulement 1 240 kg.
D'autre part, l'évolution de puissance entre les deux
modèles reste globalement contenue, avec une hausse de 478
à 520 ch, soit une d'augmentation de moins de 10 %. La
combinaison de ces deux facteurs amène un recul du rapport
poids/puissance – un indicateur important en termes de
performances – de 2,59 à 2,67 kg/ch.
De fait, la F50 est distancée par deux de ses rivales
directes de l'époque, la McLaren F1 et la Bugatti EB110
Supersport. Toutes deux descendent en effet sous la barre des 20
secondes au kilomètre départ
arrêté et leurs vitesses de pointe
dépassent les 350 km/h. Cet écart s'explique en
partie par le déficit de puissance de la F50 (520 ch contre
respectivement 610 et 611 ch pour ses concurrentes), en raison de sa
plus faible cylindrée et de son absence de suralimentation.
Par ailleurs, la McLaren est plus légère avec 1
140 kg sur la balance, et la Bugatti tire quant à elle
profit de sa transmission intégrale. |